Mesurer le bonheur (Pierre Mercklé)

C’est, d’une certaine façon, la question fondatrice de la science économique : comment accroître le bonheur des populations ? Encore faut-il être capable de le mesurer… Pendant très longtemps, l’économie classique a imaginé que le bien-être des individus et des nations était strictement lié à leur richesse, autrement dit que l’argent suffisait à faire le bonheur : en effet, plus la valeur des biens produits et des rémunérations versées est importante, plus nous pouvons acheter et jouir des biens et des services (logement, habillement, nourriture, loisirs…) qui nous procurent du bien-être (les économistes appellent cela « l’utilité »). La croissance du produit intérieur brut (PIB), dont les moindres soubresauts sont scrutés au microscope par les commentateurs politiques, en est ainsi venue à s’imposer comme la mesure exclusive de notre progrès  vers le bonheur.

Il n’y a pourtant aucune raison que la croissance du PIB suffise à garantir une amélioration de notre bien-être. La suite ici

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