Richard Arkwright, barbier jusqu’à 36 ans et autodidacte

Richard Arkwright est né à Preston, dans le Lancashire, le 23 décembre 1732, dernier de treize enfants. Son père était tailleur et membre de la guilde de la ville. Ses parents, Sarah et Thomas, n’ayant pas les moyens de l’envoyer à l’école, lui firent apprendre à lire et à écrire par sa cousine Ellen. Richard entra comme apprenti chez un certain Nicholson, barbier près de Kirkham, et commença sa vie professionnelle comme barbier et perruquier, pour ouvrir boutique à Bolton au début des années 1750. Resté simple barbier jusqu’à 36 ans, il inventa cependant à cette époque une teinture hydrofuge dont les revenus facilitèrent plus tard le financement des prototypes de ses machines à coton. […] Doué pour la mécanique, Richard Arkwright s’intéressa de lui-même aux machines à filer et à carder qui permettaient de transformer le coton en fil. En 1768, il s’installait en compagnie de John Kay, un horloger, dans le centre textile de Nottingham1. En 1769, il brevetait la water frame, le métier à filer hydraulique, une machine qui assurait la forte torsion nécessaire à la fabrication des fils de chaîne, en remplaçant les doigts humains par des cylindres de bois et de métal. Cela donnait un fil peu coûteux qui permettait la production d’un calicot bon marché, base de l’expansion subséquente de l’industrie du coton. La suite est ici

Publicités