Exécution de Troy Davis

Alors que La Croix fait le constat qu’en France, « depuis que la peine de mort a été abolie, il y a trente ans, les essais pour la rétablir ont échoué à trouver des relais dans l’opinion. La peine capitale n’a plus guère de partisans en dehors de l’extrême droite. » Aux Etats-unis, dans Libération, on lit que « L’exécution de Troy Davis, le 21 septembre à Jackson, Géorgie, vient nous rappeler que parmi les Etats dont la justice tue régulièrement (la Chine, l’Arabie Saoudite ou l’Iran) se trouve également une grande démocratie occidentale, les Etats-Unis d’Amérique. Troy Davis, afro-américain, a été condamné à mort en 1989 pour le meurtre d’un policier blanc. De nombreux doutes sur les témoignages de l’accusation suggèrent qu’une erreur judiciaire a probablement été commise. Aux Etats-Unis, la peine capitale a été suspendue entre 1967 et 1977 et l’abolition était, au début des années 70, une hypothèse vraisemblable. Elle a été balayée par l’essor d’un populisme néolibéral très punitif qui domine toujours les débats sur la justice outre-Atlantique. Le cas Troy Davis s’inscrit dans ce contexte. »

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