Une seule solution, la recapitalisation des banques

Sans surprise, les banques s’opposent à toute recapitalisation. Car il est dans l’intérêt de leurs dirigeants et de leurs actionnaires de pousser à ce que le contribuable (par l’intermédiaire du FESF ou de la BCE) rembourse les dettes souveraines, sans contrepartie. Il faut donc les contraindre. De leur côté, les politiques peinent à se libérer des totems (le fédéralisme comme fin de l’Histoire) et des tabous (pas de défaut souverain, pas de nationalisation) du catéchisme européen. Nous ne sommes pas face à l’apocalypse. Les recapitalisations sont préférables pour le contribuable à toutes les alternatives. C’est la croissance qui est en jeu.

Par Augustin Landier (Toulouse School of Economics) et David Thesmar (HEC), membres du Conseil d’analyse économique. Le début, c’est ici

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