Politique éducative : bilan et programmes

En ces jours de rentrée, on parle de l’École plus que d’habitude, et puisque pour les journalistes, il faut en parler – ce qu’on appelle un « marronnier », c’est bien souvent l’occasion de faire le bilan de la politique menée depuis cinq ans et d’envisager les propositions des candidats à la future présidentielle. Dans une tribune du Monde, Pierre Merle, sociologue de l’éducation livre un constat brutal : “ Les objectifs affichés à satiété par le gouvernement – égalité des chances, mixité sociale, lutte contre l’illettrisme, aide aux élèves en difficulté scolaire, priorité à l’éducation… – relèvent de la corruption des mots.” écrit-il en conclusion de son texte. Il montre aussi que la “rigueur” a bon dos : “le gouvernement a préféré baisser la TVA dans la restauration, réduire les droits de succession et instaurer le bouclier fiscal. Sur le quinquennat, cette politique fiscale a entraîné une perte annuelle de recette d’environ 5 milliards par an. Il aurait fallu supprimer plus de 100 000 emplois publics par an pour combler une telle perte de recette ! Les récents arbitrages fiscaux – la suppression du bouclier fiscal accompagnée d’une baisse sensible des recettes de l’ISF – montrent que l’actuel gouvernement est fidèle à son orientation politique initiale : moindre taxation des ménages les plus fortunés ; réduction des dépenses éducatives. ” avec en plus, ajoute t-il une politique “en cohérence avec sa politique fiscale, [..] au service des intérêts matériels et symboliques des classes aisées. ”.

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